Le Village

Entree

L‘origine exacte de la fondation de Castillon reste inconnue, mais on pense que le village s’est bâtit peu à peu suite aux invasions qui défelèrent sur la région entre le VIIIe et Xe siècle.

La construction d’un château fort, entouré de remparts, a été une nécessité pour protéger les habitants qui résidaient principalement sur les hameaux de St Caprais et St Christophe.

Ainsi au fils des ans, la population de ces hameaux s’est déplacée de la plaine vers les hauteurs, qui leur assuraient une meilleure protection.

Grâce aux ruines des remparts, nous connaissons assez bien les limites originelles. Le village fortifié s’étendait autour du Château implanté au nord de la place publique actuelle. Le château a servi de résidence à Philippe II (dit Philippe Auguste), pendant ses déplacements dans la région.

On y accédait par deux sentiers qui desservaient le « Grand Portail », entrée principale de style roman, protégé par une herse et des mâchicoulis. Cette entrée possédait deux portes parallèles distantes de cinq mètres environ, formant un sas. Passée l’entrée, le Corps de Garde attendait le visiteur ou l’envahisseur !!!

Parallèlement à la construction des fortifications, l’église romane fut édifiée pour permettre la pratique du culte à l’intérieur du village, sans atteindre l’attrait que conservèrent les chapelles traditionnelles de St Caprais et St Christophe. Elle est désaffectée depuis 1865 et remplacée par l’église gothique.

Le village était entouré de remparts surplombant un à pic. La partie sud du village était protégée en supplément par un fossé. Il fut comblé lors de la démolition des remparts, et remplacé par la grande place actuelle.

De très nombreux vestiges du passé sont encore visibles dans la partie ancienne du village ( fenêtres d’angle, voûtes, balcons en encorbellement, fenêtres style renaissance, gargouilles, …).

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Les restaurations entreprises depuis le milieu du XXe siècle, ont fait de Castillon du Gard un des plus beaux villages moyenâgeux de la région.

La Chappelle St Caprais

Chapelle St Caprais

A

u nord-ouest de Castillon, la chapelle St Caprais semble avoir été bâtie sur le site de la chapelle carolingienne édifiée en reconnaissance de la victoire de Charles Martel sur les sarrasins en 736 au plateau de Signargues (situé sur la route d’Avignon après Remoulins). Elle fut donnée ensuite à l’évêque d’Uzès par Louis l’Aveugle, roi de Provence, en 896.

Son architecture permet de situer la construction de la chapelle actuelle vers 1150.

Les matériaux de construction de cette chapelle proviendraient en grande partie de la démolition de certains petits ouvrages qui étaient reliés à l’aqueduc romain le « Pont-du-Gard » et ses parements en moellons de calcaire, extraient des carrières toutes proches.

 

Deux portes pratiquées le long de la partie sud, devaient communiquer avec des constructions adossées contre la chapelle, qui devaient servir d’habitation aux moines cultivateurs de cette époque.

La chaire, le bénitier et les bancs fixés aux murs ainsi que la balustrade du Chœur sont en pierre de taille de Castillon.

Quant au maître-autel, sa table en marbre blanc et vert date du XIIIe siècle et sa partie supérieure en marbre blanc et rouge est du XIVe siècle.

La croix en fer forgé qui surmonte la façade principale de l’édifice date du XIIIe siècle.

En juin 1986, la chapelle est restaurée par le 2e Régiment Etranger d’Infanterie.

Le Choeur de St Caprais

 

La chapelle était un lieu de pèlerinage où, selon la tradition, des miracles été accomplis.

Une inscription latine est gravée sur une dalle à l’entrée du chœur (actuellement recouverte par l’estrade supportant l’hôtel) : « coeci vident, claudi ambulant, leprosi mundatur » couramment traduit par « Les aveugles voient ! Les boiteux marchent ! Les lépreux sont guéris ! ».

La fête locale avait lieu en octobre. Le premier jour des réjouissances, la population se rendait en procession à Saint-Caprais où les jeunes conscrits transportaient la statue du Saint. Le lendemain de leur première communion les enfants s’y rendaient en action de grâce.

La Chapelle St Christophe

La chapelle St Christophe  

Les ruines de la chapelle Saint-Christophe se dressent dans la plaine au sud-ouest de Castillon.

Ce sont les restes d’un monastère-prieuré, ensemble religieux et centre de soins notamment lors des grandes épidémies qui frappèrent le région.

Construite au début du Moyen Age (XIIe siècle), la Chapelle de Saint-Christophe s’élève sur les ruines d’une petite Chapelle Romane du Haut Moyen Age (VIII-IXe siècle), elle même construite à la fin de l’époque Carolingienne sur les ruines d’un bâtiment Gallo-Romain.

 

 

Cette superposition de sites est, en grande partie, confirmée par les résultats des campagnes de fouilles menées de 1997 à 1999 :

« A l’ouest de la chapelle, près du portail, une pièce d’habitation datée des IXe/XIe siècle a été reconnue.

Cette pièce est recoupée par un mur épais qui pourrait correspondre aux vestiges d’un premier édifice religieux.« 

« Au sud de la chapelle, ce sont les traces d’une huilerie (fin XIIIe / XIVe siècle) qui ont été repérées.

Celle-ci se compose de trois bassins, d’un cuveau de soutirage et d’un épais radier de pierres (correspondant probablement à la fondation du pressoir).

Ce système de décantation par surverse et la présence de noyaux d’olives carbonisés confirme l’hypothèse d’une huilerie.« 

« Enfin, sept sépultures, datées entre le XIVe et le XVIe siècle, ont été dégagées ; elles marquent l’emplacement d’un cimetière.« 

Tombe près de St Christophe

 

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On pense que l’ensemble de St Christophe devait faire partie de petits monastères Carolingiens qui avaient repris l’exploitation agricole des anciennes villas romaines qui avaient été plus ou moins abandonnées à la suite des Grandes Invasions.

Ce schéma s’appliquerait également à la très proche Chapelle Saint-Caprais.

Extrêmement bien situé, le Monastère-Prieuré de Saint-Christophe devait jouer un rôle très important auprès de la population de Castillon.

Il était directement relié au village de Castillon-du-Gard par un exceptionnel chemin empierré.

Selon L.Bouyer : « Le premier Prieur connu apparaît en 1341 , il se nommait Jean « de Rocavoiere (ou Rocavoyer) et avait le titre de « Camérier du Prieuré Bénédictin de Pont-Saint-Esprit ».

Par la suite le Prieuré fut réuni à la masse des Bénédictins et les Camériers cessèrent d’en jouir privativement. »

Au cours des guerres de religions, la chapelle est saccagée et détruite en 1567.

 

La Léproserie

La léproserie

Situés au sud ouest de l’église St Christophe, les restes de la « léproserie » sont enclavés sous la falaise.

Bien qu’on ait très peu d’informations sur ce site, on pense que la léproserie a été utilisée comme abri par l’homme, depuis la préhistoire jusqu’au siècle dernier.

La léproserie, confirme l’importance de St Christophe en tant que centre de soins pour les lépreux, les pestiférés et autres personnes atteintes de maladie contagieuse.

Elle était plus un lieu de soin et de quarantaine qu’une léproserie au sens étymologique du terme.

 

 

 

La Villa Romaine la Gramière

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Malgré une campagne de fouille effectuée en 1998/1999, on sait peu de choses sur le site de La Gramière.

Il semblerait que ce site, qui s’étend sur deux hectares environ, au nord-ouest de Castillon du Gard, fut occupé bien avant la période gallo-romaine.

Les restes d’une grande citerne et d’une cuve sont datés du VIe-VIIe siècle, sur l’emprise de la « villa » gallo_romaine.

L’artisanat s’y développa au moyen age, comme l’atteste la découverte des restes de foyer de forge et de four de verrier.

Quelques soubassements de murs, sont encore bien visibles, bien que la végétation commence à s’étoffer sur l’ensemble du site.

Les Moulins à Vent

Sur les deux moulins à vent que comptait Castillon, un seul est encore présent avec ses ailes et son toit. Il a été construit en 1719, date gravée sur le linteau de la porte.

Son toit, habillé de planches de bois, a été rénové fin 2015.

 

Les restes du deuxième moulin à vent, bâti en 1852, sont encore visibles. C’est maintenant une tour incorporée dans une maison d’habitation.

Moulin à vent

Ces deux moulins étaient des « moulins tours », c’est à dire que seul le toit construit en bois et les ailes, étaient orientables, contrairement aux moulins sur pivot où l’ensemble du moulin pivotait sur sa base pour s’orienter au vent.

Dans certaines régions, la position des ailes des moulins à vent servaient d’indication à la population :

 

Langage des ailes des moulins

Langage des ailes des moulins (c) Wikipedia

– les ailes arrêtées en croix de saint André (en quartier) n’indiquaient rien de particulier ou signalaient le retour au calme dans un conflit militaire;

– les ailes en croix grecque (en bout de pied) signalaient que le moulin était prêt à travailler ou appelaient au rassemblement ;

– inclinées à gauche (en jambe de chien gauche), elles annonçaient un heureux événement comme un mariage ou une naissance ou alertaient d’un danger militaire;

– inclinées à droite (en jambe de chien droite), elles annonçaient un deuil ou un danger militaire écarté.

Les ailes étaient toujours orientées vers le lieu de l’événement.

(Sources Wikipedia)

Le Chateau de Bellevue

Au hameau « Les Croisées », un énorme édifice s’impose à la vue au bord droit de la route en direction de Remoulins. C’est le « Château de Bellevue ».

Il fut construit vers la fin du XVIII ème siècle par Daniel MOURIER, ancien fermier des bacs à traille sur des parcelles provenant d’anciens communaux.

Deux grosses tours rectangulaires sont reliées par un long bâtiment plus bas.

Du côté du couchant, deux autres tours sont symétriques, dont l’une fut habitée par le Docteur Niels JERNE, Prix Nobel de médecine en 1984. Il y mourut en 1994. Il est enterré au cimetière de Castillon du Gard.

Les Croix

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On compte plus d’une vingtaine de croix « levées » sur la commune de Castillon.

La plupart sont implantées à la croisée de routes ou de chemins et ont été érigées à partir du XVIIe siècle (dates gravées sur les croix). Certaines ont été déplacées, d’autres ont disparues au fils des ans.

D’autres croix, plus discrètes sont gravées ou sculptées sur de la pierre.

Les croix « levées » se divisent en deux catégories:

  • Croix de chemin : elles sont souvent implantées à des carrefours et servent de repère aux voyageurs et les protègent de l’inconnu et des mauvaises rencontres.
  • Croix de mission : implantées à la fin d’une mission de ré-évangélisation, lancées par le pape Pie IX (1846-1878), pour instruire les fidèles dans la religion et de pratiquer intensivement les « rites, processions et devoirs de chrétien ».

Elles font l’objet de réfection depuis quelques années.

Deux croix sont notées dans les archives ont aujourd’hui disparues :

  • Croix de Rampan, « transférée du Carrefour du « Ruisseau de Vayer » au chemin V.O. n° 2 et 3″ ?
  • Croix de Christol, « en haut de la Combe de Vayer » ?
Carte des Croix Levées

Le Lavoir

Implanté à 500m au sud du village, le lavoir est situé dans le quartier de la fontaine.

Son implantation, assez éloignée du centre du village, est justifiée par la présence d’une source permettant d’alimenter ses quatre bassins.

Bâti en 1884, il se distingue des lavoirs environnants par sa charpente métallique.

Sources :